La tour Garon autrefois prison de Condrieu

Au temps où on s’évadait de la prison de Condrieu…

ou les trouvailles de Dominique GRUBIS-BRUN
 
Voici « notre enquêtrice » sur la piste des évadés de la prison de Condrieu, en 1750.
C’est la récente actualité – la réfection du toit de la Tour Garon – qui l’a inspirée.
 
Elle a été réalisée par l’entreprise « lesToitures des Gones » de Vourles, qui a utilisé une voie originale, celle des airs, pour livrer les tuiles de couverture. Via l’hélicoptère.
 
« La prison de Condrieu, avec son cachot dans les sous-sols, étaient situé dans l’ancien château seigneurial* au-dessus du bourg (…)
En 1750, se produisit à Condrieu une évasion spectaculaire (…) Trois «miliciens» ont réussi à s’évader en utilisant astucieusement une ficelle ainsi qu’un cordage d’environ 25 mètres volé au couvent des Récollets voisin (…)
 
Ces miliciens étaient des soldats de la milice provinciale constituée de jeunes hommes tirés au sort dans leur paroisse afin de compléter les troupes de soldats de métier de l’armée royale.
 
La loi était très sévère pour les réfractaires et déserteurs : emprisonnement immédiat et envoi aux galères au prochain passage de la chaîne des condamnés en route vers la Méditerranée.
Ces tristes cortèges descendant la vallée du Rhône en provenance de Paris étaient assez fréquents et, comme il était beaucoup plus difficile de s’évader du bagne que de la prison locale (surtout si l’on pouvait bénéficier de complicités familiales),
il fallait faire vite…
 
* le château féodal domine le village. Les plus anciennes fortifications remontent à Buchard II, archevêque de Lyon de 979 à 1035 ; il a été reconstruit sous Renaud de Forez (1193-1226″.
 
Et la tour de guet, dite tour Garon, a été la prison de la ville jusqu’à la Révolution !
 
Sa source : la revue pilatoise «Dan l’tan» n° 40 – année 2019.
Cette revue a fêté ses 40 ans. Elle est nourrie par une douzaine de contributeurs dans le cadre associatif.
La contacter : association@memopilat.fr
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