L'ancien lit du Rhône

Quand le plan d’eau n’existait pas…

 
 
et que les familles se retrouvaient à la plage du Sablier…
 
Ou les trouvailles de Dominique Grubis-Brun qui relie toujours une actualité (*) au terreau de son histoire…
 
« La loi du 27 mai 1921, dite «loi Rhône», définit un programme d’aménagement du fleuve depuis la frontière suisse jusqu’à son embouchure dans la Méditerranée avec le triple objectif de favoriser la navigation, de permettre l’irrigation des terres agricoles et d’utiliser la force motrice du fleuve pour la production d’électricité. »
(…)
 
Condrieu verra le paysage de sa plaine modifié, de 1976 à 1978.
Le Rhône présentai, dans ce passage redouté des mariniers depuis l’Antiquité, un rayon de courbe réduit à 270 mètres, alors que la navigation à grand gabarit nécessite une valeur minimum de 900 mètres.
Cette «rode» (courbe serrée d’un fleuve) était considérée comme la seconde la plus dangereuse du fleuve après celle du Ravestidou, à Caderousse (Vaucluse).
Un alternat devait même être mis en place avec priorité aux bateaux descendants, plus particulièrement en périodes de crues et de forts courants.
 
Un signaleur, installé sur une hauteur des Roches de Condrieu, était chargé de hisser un drapeau sur un mât quand se présentait un «avalant», c’est à dire un bateau se dirigeant vers l’aval.
Ce système a perduré jusque dans les années 1960. »
 
Les aménagements, au grand dam des amoureux du Rhône, ont tout chamboulé.
On navigue « sécure » sur le Rhône. On produit de l’électricité. Une partie du territoire de Condrieu s’est retrouvé « rive gauche », le plan d’eau a vu le jour…
 
Et les beaux jours des Condriots et de bien d’autres à la plage du Sablier ont disparu avec la plage sacrifiée.
 
Source : « Condrieu et le Rhône » éditeur, rédacteur, photographe Claude Durand.
(*) Ce dernier 25 mai, se déroulait sur la base de loisirs/plan d’eau le triathlon de Vienne Condrieu Agglomération.
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